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  • Jean-Philippe Pastre

Vaincre les « déserts de mobilité ». Quid des zones blanches ?


Que faut-il donc pour résoudre le problème des « déserts de mobilités » ? Pas grand-chose si l'on en croit une start-up rencontrée lors du salon Transports Publics : un smartphone relié à internet, son application et le tour est joué.

Grâce à ses algorithmes, elle promet de remplacer les coûteux transports à la demande dans les territoires peu denses, afin de faire du rabattement vers les réseaux de transport. Vallées de montagne, communes rurales éloignées des grandes villes, cantons à la frontière entre deux régions victimes de services TER « en cul de sac », les zones blanches de mobilité ne manquent pas.

La solution proposée repose cependant sur plusieurs postulats typiquement « métropolitains » : il faut un smartphone et une connexion internet. Or tout le monde, en particulier passé un certain âge et/ou dans les territoires d'outre-Seine, n'est pas forcément équipé de ce double sésame technologique.

Et même si cela était le cas, encore faudrait-il que le territoire soit couvert en totalité par la 4G. Soyons réalistes, il est à craindre que la carte des zones blanches de télécommunications corresponde à court terme aux zones blanches de mobilité.

Emmanuel Gougeon © SENS Agence

On nous promet pourtant, dans le cadre du plan numérique, le raccordement au très haut-débit. Hélas, ce n'est pas parce qu'un réseau de fibre optique passe devant votre domicile que vous y avez accès ! Les hameaux seront, au mieux, reliés par du câble coaxial cuivre. Et encore faudra-t-il qu'un répartiteur ne soit pas trop distant, sans quoi le très haut débit pourrait bien finir en 128Ko.

Pire : l'opérateur historique, présent lui aus