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  • Michel Chlastacz

Au Sénat, Élisabeth Borne joue les territoires et le long terme

Réaffirmer les fondamentaux de la réforme avec un propos adapté à l’auditoire. C’est ce qu’on peut retenir essentiellement du discours de la ministre des Transports Élisabeth Borne qui, le 29 mai dernier, ouvrait la discussion sur la réforme ferroviaire au Sénat. Discussion qui, après les débats, devrait se conclure par un vote solennel le 5 juin.

La réaffirmation des fondamentaux s’illustre ici par le rappel d’une triple exigence d’efficacité, de « justice sociale et territoriale » et « environnementale ». Afin de développer « un transport ferroviaire performant, colonne vertébrale de nos mobilités ». Des attentes qui ne sont pas satisfaites aujourd’hui mais qui le seraient grâce à la « réforme d’ampleur » engagée par le gouvernement, sur la base de la concurrence, de la transformation de la SNCF et de refonte du pacte social des cheminots.

Pour répondre aux préoccupations du Sénat, assemblée des territoires, la ministre admet que « l’avenir des dessertes a pu susciter des inquiétudes à la suite du rapport Spinetta ». Aussi, veut-elle « se montrer très claire concernant ces lignes appelées improprement petites lignes », qu’elle juge essentielles au « lien social et territorial ».

Et c’est pourquoi elle assure les collectivités de l’« engagement de l’État [dans les CPER] pour entretenir ce maillage ». Parallèlement, et à l’appui des fondamentaux de la réforme, Élisabeth Borne estime que l’arrivée de la concurrence « peut être une chance pour ces lignes, parce que de nouvelles entreprises pourront proposer de nouvelles approches aux régions ». En matière d’exploitation ?.