• Michel Chlastacz

TER : le revirement de Bourgogne-Franche-Comté

Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, figurait parmi les responsables régionaux qui s’étaient déclarés en faveur de l’ouverture des TER à la concurrence, comme Michel Neugnot, élu bourguignon, vice-président de Régions de France, et chargé des Transports.

Pourtant, le 25 mai dernier, lors d’une séance du Conseil régional consacré à la discussion de la nouvelle convention TER 2018-2025 avec la SNCF, la présidente a fait voter le retrait par amendement de l’article 19 de la nouvelle convention, qui prévoyait l’ouverture à la concurrence des services TER Dijon-Besançon et Besançon-Belfort.

Décision liée à l’actualité, puisqu’elle a déclaré que « sur l’ouverture à la concurrence, force est de constater que le contexte social et politique ne favorise pas un débat rationnel ». En rappelant « qu’il vaut mieux l’anticiper que la subir. C’est ce qui s’est passé dans le domaine du fret avec les conséquences que l’on sait ». Ajoutant qu’une « confusion s’est installée entre les enjeux du débat nationale en cours et les enjeux du débat régional ».

Au-delà de la sauvegarde de la cohésion de la majorité politique dirigeante en Bourgogne-Franche-Comté, ce revirement reflète aussi la complexité des politiques régionales des transports. Avec, sur le fond, les profondes différences entre réseaux, géographie et impératifs de desserte des territoires.