• Michel Chlastacz

Corées : le train, outil de réconciliation


Après la guerre de Corée (1950-1953), les liaisons ferroviaires Nord-Sud ont été rompues, et les voies ferrées qui traversent la ligne de démarcation coupées.

Il faut attendre 2003, dans le cadre d’un premier réchauffement des relations, pour qu’une ligne soit rouverte entre le Sud et la région touristique des Monts Kumgang au Nord.

En 2004, la nouvelle zone économique de Kaesong, créée au Nord par des entreprises du Sud, est reliée au reste de la Corée du Sud. À l’issue du second sommet intercoréen de 2007 la ligne principale Pyongyang-Séoul est remise en service, alors qu’est aussi modernisée la ligne reliant la Corée du Nord et la Russie, au sud de Vladivostok. Le regel des relations, lié à la nucléarisation du Nord, suivie des sanctions internationales, bloque le processus.

Aujourd’hui, une nouvelle donne se met en place, avec la relance de nombreux projets de liaisons intercoréennes. Reste que, comme dans les autres domaines de l’économie et des infrastructures, le hiatus ferroviaire entre les deux pays est considérable, et pourrait nécessiter d’énormes investissements de modernisation au Nord.

En effet, si le réseau ferré y est plus dense (4,37 km/km2contre 3,3 km /km2au Sud), et plus électrifié (81% au Nord pour 49% au Sud), le délabrement de ses équipements n’a d’égal que leur obsolescence. Ils sont en fait majoritairement fondés sur des technologies issues -ou copiées - de celles de l’URSS et des pays du COMECON d’avant 1980 !