• Thierry Joly

Avis de crise pour les transporteurs coréens


Rien ne va plus pour les transporteurs coréens opérant des lignes régulières urbaines ou interurbaines, qui doivent composer avec trois décisions gouvernementales vouées à peser sur leurs comptes.

Ces trois mesures sont l’augmentation en début d’année de 16,4% du salaire minimum qui fera l’objet d’une hausse supplémentaire de 15,7% sur les quatre ans à venir. Le passage en fin d’année dernière de la période de repos des chauffeurs de 8 h à 11 h. La réduction de leur temps de travail hebdomadaire de 68 h à 52 h qui entrera en vigueur en juillet.

Représentant ces transporteurs, la National Bus Union Alliance, estime que ces trois mesures conjuguées vont forcer ses adhérents à recruter 12 000 nouveaux chauffeurs, augmentant leurs charges de 260 M€, et demande donc aux Autorités de retarder l’application de la semaine de 52 h.

Une situation qui, selon les spécialistes du secteur, se traduira pour les usagers par une hausse des tarifs, une réduction de la fréquence des liaisons et la fermeture des lignes non rentables si rien n’est fait.

Prenant conscience des conséquences des nouvelles réglementations qu’il a lui-même promulguées, le ministère des Transports s’inquiète lui aussi, et envisage maintenant de soutenir financièrement les transporteurs, essentiellement via la constitution de société semi-publiques qui bénéficieraient de subventions…