• Michel Chlastacz

Grèves SNCF : la FNAUT veut « une sortie par le haut »

Alors que la grève des cheminots se prolonge, la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports a fait le point sur la situation et avancé ses propositions lors d’une conférence de presse à Paris le 5 mai dernier.

Tout en indiquant « ne pas prendre partie pour ou contre le gouvernement ou les syndicats. Elle approuve certains objectifs de l’un (ouverture du TER à la concurrence) comme des autres (reprise de la dette ferroviaire par l’État, investissements sur les petites lignes)». Mais « la prolongation de la grève […] est incompréhensible et dangereuse [car] elle impacte gravement la vie professionnelle et personnelle des voyageurs ». Et sa durée « incite les voyageurs et les chargeurs à se tourner définitivement vers les modes de transport concurrents ». Citant à l’appui les déclarations du PDG de Blablacar, qui affirmait en 2014 que « les grèves SNCF nous aident à décoller » !

Jugeant trop faibles les indemnisations proposées par la SNCF à destination de sa clientèle, la FNAUT et la CNCAUT (Coordination Nationale des Collectifs et Associations d’Usagers du Train) ont pris « des initiatives convergentes » pour obtenir un dédommagement, notamment pour les abonnés des TER (hors Île-de-France), « à 60 % minimum et plus selon les régions ».

Dans une lettre aux syndicats de cheminots, la FNAUT évoque un « service minimum librement consenti [grève aux heures creuses avec part notable du service TER maintenu aux heures de pointes] après négociations entre syndicats et direction SNCF ». Dans le même « esprit que les syndicats de cheminots ont [maintenu], le lundi soir de Pâques, les services permettant aux vacanciers de rentrer chez eux ». Une démarche demandée par la FNAUT au profit des « élèves et étudiants qui doivent passer prochainement des examens ou des concours ».

La FNAUT, qui rencontre Édouard Philippe aujourd’hui, le 7 mai, demande « une sortie par le haut » du conflit. Avec une double demande, des garanties gouvernementales sur « la dette, les investissements de régénération et les financement des CPER ». Elle demande aussi une souplesse syndicale sur l’organisation du travail, dans le cadre d’une convention collective applicable à l’ensemble de la profession ferroviaire.