• Michel Chlastacz

Alstom- Siemens : l’appréciation critique du Sénat


Le 18 avril dernier, la mission d’information du Sénat sur Alstom et la stratégie industrielle du pays, a présenté son rapport d’étape et ses préconisations.

« Alstom devait se rapprocher d’un autre acteur du ferroviaire afin de disposer d’une taille critique (face à) une concurrence de plus en plus forte », est-il dit. Aussi, « les synergies industrielles et économiques à tirer d’un rapprochement avec le groupe Siemens sont réelles ». Mais ils portent « une appréciation critique sur les modalités de cette opération ». Dont la forme « capitalistique est favorable à Siemens qui contrôlera Alstom sans avoir à débourser un seul euro en dépit de carnets de commandes pleins et d’une trésorerie saine. Or, l’État a accepté ces conditions sans garanties suffisantes sur le maintien des sites et de l’expertise ferroviaire en France au-delà d’une courte période de quatre ans ».

Alain Chatillon (LR, Haute-Garonne), président de la mission, et Martial Bourquin (PS, Doubs) rapporteur, mettent en pièces les modalités du rapprochement qui « profitent d’abord aux intérêts industriels allemands ». Aussi, il faut « utiliser pleinement la commande publique pour maintenir l’activité des sites français ». Et lancer « un plan d’accompagnement des PME équipementiers d’Alstom ».

Et, toujours selon eux, une « mise en cause du périmètre industriel de la nouvelle entité doit amener l’État à renoncer à ce rapprochement (…) capitalistique (sans) contenu industriel ».