• Thierry Joly

Rail chinois au Panama ?...


Les ministres du Commerce chinois et panaméen ont signé un accord de financement pour une étude de faisabilité d’une ligne ferroviaire passagers et marchandises entre la ville de Panama et la frontière avec le Costa Rica.

Une signature qui en dit long sur le pouvoir de persuasion de la Chine, car cette dernière n’a établi des relations diplomatiques avec le Panama qu’en juin dernier, après qu’il ait rompu ses liens avec Taïwan.

D’une longueur voisine de 450 km, cette voie ferrée nécessiterait un investissement aujourd’hui évalué à 5 milliards de dollars. Aucun détail n’a été donné sur l’itinéraire envisagé mais, compte tenu du relief du pays, la construction ne peut se faire qu’au sud, près de la côte Pacifique.

Estimant que l’ouverture prochaine d’une mine de cuivre, en partenariat avec la société australienne First Quantum Minerals, permettra à son pays d’enregistrer une hausse de 2,5% de son GDP, le président panaméen a par ailleurs affirmé son intention de développer les investissements de l’Etat dans les infrastructures, avec notamment la construction d’une troisième ligne de métro dans la capitale, pour un montant d’environ 4 milliards.

Un projet pour la réalisation duquel les Chinois seront sans nul doute candidats. La ville dispose à ce jour d’une ligne en activité, desservie par des rames produites par Alstom dans son usine espagnole de Santa Perpetua de Mogoda, tandis qu’une seconde est prévue pour entrer en fonction en fin d’année, ou au cours du premier trimestre 2019.