• Michel Chlastacz

Peut mieux faire, notent les régions !

Le 17 avril, alors que le Pacte ferroviaire était en débat à l’Assemblée, et voté en première lecture, Régions de France « notait » la réforme lors d’une conférence de presse de Michel Neugnot, vice-Président chargé des Transports. Il constate que le Pacte « contient plusieurs avancées pour les Régions, notamment sur l’ouverture à la concurrence ».

Les Régions estiment simplement que l’État « peut mieux faire ». Elles regrettent un « morcellement du processus législatif », alors que la Loi d’Orientation des Mobilités, armature politique cadrant la réforme, est repoussée à l’automne.

Elles s’inquiètent des investissements de l’État en faveur des petites lignes, pour lesquelles il faudrait « que l’État respecte intégralement les engagements qu’il a pris au titre des CPER 2016-2020 ». Or, fin 2017, à mi-parcours des Contrats de Plan, « moins du quart des crédits promis par l’État sur le volet mobilités sont engagés ». Une situation qui retarde des travaux ou oblige, dans un premier temps, les Régions à assumer la part de l’État.

Régions de France a rappelé ses « recommandations » sur l’ouverture à la concurrence, qu’il s’agisse des matériels et des ateliers de maintenance, de l’accès aux données SNCF, de leur présence de ses représentants dans les Conseils d’administration de SNCF Mobilités et SNCF Réseau, du rattachement de Gares & Connexions à SNCF Réseau et du rôle de l’ARAFER dans l’évolution de la tarification de l’infrastructure ferroviaire.