• Michel Chlastacz

Le gouvernement ouvre le front du fret

Durant son histoire aujourd’hui plus que centenaire, puisqu’il a été crée en 1915, le Port de Bonneuil-sur-Marne n’avait jamais vu passer autant de personnalités gouvernementales.

Le 16 avril dernier, rien moins que trois ministres, Edouard Philippe, Nicolas Hulot et Élisabeth Borne avaient fait le déplacement pour -officiellement - visiter les installations de transport combiné d’un site qui traite chaque année un million de tonnes de fret par rail et autant par voie d’eau.

En réalité, c’était l’occasion pour le Premier ministre de demander officiellement à la ministre des Transports « un nouveau plan de soutien pour le fret ferroviaire », en rappelant les efforts d’investissement de l’État dans ce domaine, y compris au profit des lignes capillaires fret.

Outre « un soutien au transport combiné » (hommage au site visité), c’est « une remise à plat des péages » qui a été évoquée, ainsi qu’une meilleure qualité des sillons, l’accélération de création d’itinéraires accessibles aux trains longs et une plus grande « robustesse » de gestion des circulations fret.

Des mesures qui, après assainissement de la situation financière (4,3 Mds€ de dettes !) et la recapitalisation à hauteur de 200 à 300 M€, ont pour objectif la filialisation de Fret SNCF à l’horizon 2020. Opération qui se ferait dans le cadre de SNCF Mobilités.

En pleine tourmente de la réforme ferroviaire, le gouvernement ouvre donc le front du fret… ferroviaire !