• Michel Chlastacz

Un " score de dictateur " pour le tram d'Édimbourg


La mise en service du tramway d’Édimbourg, il y a moins de quatre ans, avait été précédée en 2008-2009 de querelles politico-financières, alors que les coûts d’investissement avaient doublés pour atteindre 800 M£/700 M€, alors que l’abandon du péage urbain qui devait financer une partie du réseau avait mis en péril l’équilibre du système et conduit à rompre le contrat de réalisation d’exploitation avec le groupe français Transdev.

Une situation qui avait fortement ralenti le chantier et obligé à une redéfinition du parcours pour se limiter, en première phase, à une seule ligne.

Désormais, le tramway d’Édinbourg fait l’unanimité - ou presque - dans la population de la capitale écossaise, puisqu’une enquête de satisfaction menée par la Municipalité après la mise en service d’une signalisation pour les cyclistes coordonnée avec celle du tram a donné des résultats inattendus dignes d’une élection dans un quelconque pays totalitaire ! Pas moins de 99% des personnes interrogées se sont en effet déclarées satisfaites du tramway.

La ligne, d’une longueur de 14 kilomètres avec 15 stations relie la Place d’York située dans le centre-ville historique à l’aéroport, et ce en passant par quatre gares du réseau Scotrail dont une nouvelle, « Edingburg Gateway » qui dessert les lignes du nord de l’Écosse. La ligne est équipée de 27 rames de sept éléments (250 places, dont 78 assises) de type Urbos 3 de construction CAF.