• Michel Chlastacz

Emmanuel Macron, " l'anti-Spinetta ? "

L’un des passages de l’intervention du Président de la République à Berd’huis le 12 avril avait de quoi étonner les observateurs qui ont suivi pas à pas les évènements précédant l’annonce de la réforme ferroviaire. Particulièrement la remise du rapport Spinetta avec son constat en forme de couperet qui ne concernait pas moins de 9000 kilomètres de « petites lignes » régionales, soit la longueur du tiers du réseau ferré national à fermer.

Une option qui avait été clairement écartée par le Premier ministre lors de la présentation du Pacte ferroviaire, et qui estimait « qu’on ne décide pas la fermeture de 9000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables ». Emmanuel Macron est allé encore plus loin dans cette direction en affirmant même (à propos de ces lignes) « qu’il faut peut être en ouvrir d’autres pour recréer de la mobilité […] les petites lignes servent à cela […] on pourra maintenir toutes celles qui font sens et peut-être en créer d’autres » .

Serait-ce une manière de rassurer encore une fois les élus régionaux, mais aussi de donner un gage en faveur de ce service public mis en avant par les cheminots grévistes ?

Ou bien s’agit-il tout simplement d’un constat de bon sens, dans la mesure où la volonté gouvernementale affichée de développer ces fameux « transports du quotidien » dans les grandes métropoles régionales incite à réfléchir sur la création de réseaux ferrés de banlieue ou de type RER ?...