• Jean-François Bélanger

L'envol lyonnais des vélos Indigo Weel


Un mois après leur arrivée à Lyon, le service de vélo en libre-service en free floating, Indigo Weel, confirme sa percée, selon son directeur général adjoint Jean Gadrat. Une équipe composée de cinq collaborateurs à temps plein vient même d’être constituée, sur la base de contrats à durée indéterminée.

Au rythme de 50 vélos livrés par jour, Indigo Weel totalise aujourd’hui une flotte de plus de 1 000 bicyclettes. L’application a enregistré à ce jour 6 000 téléchargements, pour 2 600 usagers actifs, représentants 9 000 locations.

« Cela représente une rotation par jour », calcule Jean Gadrat. Son objectif est devant lui, estimé à 4 rotations par jour, alors que le niveau d’équilibre se situe autour de deux rotations quotidiennes. Il serait intéressant de savoir d’où viennent ces nouveaux adeptes de la bicyclette : des transports en commun, de la concurrence Vélo’v, des piétons… « Nous y travaillons, mais nous pensons qu’ils viennent principalement de gens qui laissent leur voiture au garage », estime Jean Gadrat.

Du côté économique, il reste du chemin à parcourir : chaque vélo coûte 280€, et le chiffre d’affaires sur le premier mois se situe autour des 4 50€. Indigo Weel parie donc sur l’avenir. Le parc de vélos devrait doubler rapidement à Lyon, et la société est à la recherche d’un local technique sur le périmètre Lyon-Villeurbanne, plus proche de ses activités que l’actuel situé à Saint-Priest.

Il est surtout destiné à la maintenance du matériel. Car, sur le premier mois d’exploitation, Indigo Weel a enregistré la dégradation d’une cinquantaine de vélos, et la disparition de cinq d’entre eux, « des chiffres que nous avions anticipé », affirme Jean Gadrat.

Retrouvez un dossier complet sur le vélo en agglomération

dans le N°14 de Mobilités Magazine.