• Michel Chlastacz

Le rail irlandais veut rattraper son retard électrique


Si les chemins de fer britanniques accusent un retard certain dans leur niveau d’électrification en comparaison de la moyenne européenne, les deux réseaux ferrés irlandais IE (Iarnrod Éireann) au sud, et NIR (Northern Ireland Railway) au nord) sont franchement à la traîne, puisque seulement 2,8% de l’ensemble du kilométrage est électrifié, en l’occurrence, le système de banlieue de type RER à Dublin, ou DART.

Aussi, c’est un plan de dix ans à hauteur de plus de 2 Mds€ d’investissements qui a été adopté le 16 février par le gouvernement de Dublin. S’il est essentiellement centré sur le développement du DART, il comprend également un important volet grandes lignes.

Côté DART, outre l’acquisition de 300 nouvelles rames électriques, plus des rames électro-diesel destinées au transit grandes lignes dans l’agglomération dublinoise, l’extension du réseau est programmée afin de pouvoir passer à près de 100 km de lignes.

Côté grandes lignes, le plan prévoit en première phase l’accroissement des capacités de vitesse sur la ligne trans-irlandaise Dublin-Belfast et sur les axes Dublin-Cork et Dublin-Galway (600 km au total), afin de préparer l’électrification en seconde phase. S’ajoute l’installation d’un Centre de Contrôle du Réseau en gare de Dublin Euston, et un investissement de 3 Mds€ est programmé pour créer un métro léger à Dublin. En souterrain dans le centre ville, il desservirait l’aéroport.

Le fameux DART.