• Thierry Joly

Grandes manœuvres autour de la LGV thaïlandaise


Quel visage aura finalement la ligne ferroviaire à grande vitesse de 670 km entre Bangkok et Chiang Mai devant être construite par les thaïlandais et les japonais ?.. Depuis que ces derniers ont estimé le coût des travaux à 13,1 Mds$, le gouvernement thaïlandais explore en effet plusieurs pistes pour réduire ce montant.

Ramener la vitesse des trains de 300 à 200 km/h, ce qui, selon une étude, n'apporterait guère d'économies, supprimer certaines stations le long du parcours, etc. Finançant le projet par des prêts à long terme et à bas taux, le Japon a également été sondé sans succès pour y prendre une participation, et les autorités évoquent désormais la possibilité d'un partenariat public-privé.

Ces incertitudes et interrogations sont nourries par les doutes se faisant jour sur la rentabilité de la ligne, que ses concepteurs pensaient voir prolonger jusqu'au Yunnan, en Chine.

Une hypothèse aujourd'hui caduque, les Chinois ayant commencé la construction d'une ligne reliant le sud de la Chine au Laos qui arrivera près de la ville thaïlandaise de Nong Khai, plus à l'Est. Le gouvernement thaïlandais assure toutefois que les travaux débuteront comme prévu dans le courant de l'année.

En rouge, le tracé de la LGV thaïlandaise,

tel qu’il est pour l’instant encore envisagé.