• Jean-François Bélanger

Inauguration de la jonction A89/A6


Bordeaux-Genève, en 7 heures et sans feu rouge, est désormais possible depuis le 3 mars, grâce à la livraison du dernier chaînon manquant, la liaison de 5,5 kilomètres, au nord de l’agglomération lyonnaise, des autoroutes A89 et A6.

Pour inaugurer la livraison de ce chantier, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, ne s’est pas fait prier, visiblement, pour remplacer Elisabeth Borne, ministre des Transports, vraisemblablement retenue par des préoccupations plus ferroviaires.

Le chantier désormais ouvert à la circulation, sans péage, aura causé 22 mois de perturbations sur la zone, déjà très encombrée, de l’axe A6/A7. Il aura coûté 146 millions d’euros, un investissement totalement assumé par APRR, la société concessionnaire, filiale d’Eiffage.

Son Pdg, Philippe Nourry, en a profité pour évoquer les axes de travail de cette société, qui figure à la quatrième place des groupes autoroutiers européens, pour imaginer la mobilité du futur : « développer les aires de co-voiturage et le co-voiturage dynamique, l’aménagement des voies d’autobus sur des voies dédiées, la mise en place de systèmes de régulation de vitesse… ».

Quant au ministre de l’Intérieur, quelques jours après la remise du rapport Duron (Commission d’Orientation des Infrastructures), il en a profité pour évoquer les nombreux chantiers qui intéressent un territoire qu’il connait plutôt bien : « le contournement Ouest de l’agglomération lyonnaise, ne se fera sans doute jamais, il faut se concentrer sur celui de l’Est ».

Enfin, sur le recalage de l’A45, entre Lyon et Saint Etienne, il a déclaré : « cela ne sert à rien de gagner 15 minutes entre les deux villes si c’est pour en perdre plus à l’entrée de Lyon »…

#A89