• Michel Chlastacz

Une hécatombe des petites lignes du Massif central ?


L’examen des lignes menacées dans le rapport Spinetta amène à constater que certains territoires sont particulièrement visés. Bien souvent, ils sont pourtant déjà fragiles, en raison de leur relief et de leur isolement des grands flux de transports, et encore fragilisés par la disparition des services publics dans les villages et petites villes.

Une enquête du quotidien régional La Montagne montre que l’Auvergne, le Limousin et leurs marches en font partie : « La quasi-totalité des lignes TER majeures qui traversent le Massif central sont concernées : les tronçons auvergnat et limousin des lignes Bordeaux-Montluçon, Lyon-Moulins, Clermont-Nîmes, Ussel-Périgueux et Limoges-Ussel ».

Un processus déjà entamé puisque « la ligne Ussel-Clermont-Ferrand est déjà remplacée par un car [et que] Saint-Étienne-Ferrand n’est plus assuré entièrement par train depuis 2016 […] en raison du mauvais état de la section Boën-Thiers ». Et si les travaux de rénovation sont achevés sur Firminy-Le Puy, et que des opérations analogues sont en cours sur Clermont-Aurillac, Brive-Aurillac et Brive-Tulle, ces lignes sont pourtant menacées’ comme d’autres en Auvergne et Limousin qui avaient bénéficié de « Plans rail » pour 350 M€…

Près de 1500 kilomètres de lignes sont concernées dans un « grand Massif central » réparti entre l‘Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie-Pyrénées-Méditerranée et la Nouvelle Aquitaine.