• Michel Chlastacz

Getlink dans une spirale vertueuse


Getlink (ex-Eurotunnel) a confiance en l’avenir. Le 21 février, son président, Jacques Gounon, présentait les résultats 2017 de l’entreprise. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 4% à 1,033 Md€, et des résultats (EBITDA) à hauteur de 526 M€ (+ 6%), le groupe affiche sa santé. Et année après année l’endettement historique qui atteint 3,7 Md€, est « épongé ».

La progression des trafics est à l’appui, qu’il s’agisse des navettes (+ 3%), d’Eurostar (+ 4%), et d’Europorte, filiale ferroviaire fret du groupe (+ 2%).

L’avenir tient à la solidité du cœur de métier de l’entreprise, avec de bonnes prévisions pour le Shuttle et Eurostar, et de nouvelles opportunités comme Eleclink, un projet d’échanges électriques entre l’Europe et la Grande-Bretagne en service d’ici 2020, ou le lancement en avril des relations Eurostar Amsterdam-Bruxelles-Lille-Londres.

Jacques Gounon y joint à terme de nouvelles liaisons à grande vitesse de Londres vers Bordeaux, caressées par Eurostar. Mais aussi vers Francfort que se disputeraient Eurostar et la Deutsche Bahn, comme vers Genève, marché étudié par le groupe dès 2014 et qui se heurte au quasi-monopole de Lyria.

Aussi, le remodelage du modèle ferroviaire français est suivi avec intérêt par Getlink qui « attend la transparence de la réforme ». Toutefois, l’entreprise se dit plus intéressée par le développement fret des Routes de la Soie, et elle ne veut pas « s’impliquer dans le trafic passagers »