• Jean-Philippe Pastre

Quel avenir pour le moteur thermique ?


Une étude d'opinion menée par le constructeur automobile, et éminent motoriste, Mazda relève que 60% des 11 008 européens interrogés par IPSOS considèrent que les moteurs thermiques ont encore un avenir et qu'ils peuvent progresser. Une analyse de technicien corroborée par l'IFP Energies Nouvelles, mais est-elle audible ?

Ce n'est certes pas de façon désintéressée que le constructeur Japonais Mazda a réalisé cette étude en Europe autour de la perception de l'automobile. Elle est toutefois intéressante car, selon les 11 008 personnes interrogées par IPSOS MORI dans différents pays d'Europe (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède), 60% des sondés estiment qu'il y aura une place dans le futur pour le moteur thermique et que celui-ci est susceptible de connaître de nouveaux perfectionnements destinés à en réduire l'impact environnemental.

L'IFP Energies Nouvelles ne dit pas autre chose depuis des années. Les derniers développements autour de la miniaturisation du cycle de Rankine conduits au centre IFPEN de Solaize (Rhône) confirment le potentiel de « gisements » de rendement ou dans les bénéfices du déploiement de carburants de substitution.

Et ceux-ci trouvent aussi à s'appliquer aux moteurs des autocars et autobus. Mais cet avis de techniciens peut-il être audible dans un monde dominé par les postures idéologiques ? Autre enseignement de cette enquête : seulement 33% des sondés souhaitent l'avènement de la conduite autonome, une valeur qui chute à seulement 25% en France et aux Pays-Bas, et cela, même auprès des jeunes…