• Jean-François Bélanger

Keolis Lyon distribue ses bénéfices


Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon, n’était pas peu fier d’annoncer, à l’occasion de ses vœux pour 2018, une distribution des bénéfices de la première filiale française de la SNCF engagée dans les transports urbains. D’autant que l’année qui arrive aura à relever de nombreux challenges.

« 40 % des bénéfices de l’année 2017 seront distribués au titre de la participation du personnel, dans le cadre de l’accord contractuel passé. Ce bénéfice représente 1,5 % du chiffre d’affaires réalisé par notre société, en 2017 », précise Pascal Jacquessson. Si son montant 2017 n’a pas été communiqué, on peut se baser sur celui de 2016, qui s’élevait à 375 millions d’euros.

Autre motif de satisfaction pour Keolis Lyon, le retour à une croissance soutenue de la fréquentation, « entre 2 et 2,5% sur l’année, c’est-à-dire supérieure à l’évolution démographique », explique Pascal Jacquesson. Des moyens pour motiver les effectifs dans des métiers qui, au quotidien, relèvent de nombreux défis. « Nous devons maintenir la pression pour conserver durablement le taux de fraude en dessous de 10% et pour tenter d’améliorer le taux de non réalisation du service qui, aujourd’hui est inférieur à 0,4% », ambitionne le directeur général de Keolis Lyon.

2018 verra également la célébration du 40e anniversaire du métro lyonnais, le 2 mai précisément. Sa propreté et son bon état général, au bout de quarante années d’exploitation, sont l’une des fiertés du réseau des transports en commun. Si, aujourd’hui, ses perspectives d’agrandissement se limitent à son prolongement vers le sud de l’agglomération, soit 2,5 kilomètres supplémentaires pour la ligne B, il assure quotidiennement environ la moitié des déplacements réalisés dans l’agglomération, soit 750 000 déplacements. « Une ligne de métro ne se conçoit qu’au-delà d’un trafic se situant au-delà des 150 000 personnes transportées par jour », justifie Pascal Jacquesson.