• Michel Chlastacz

Notre-Dame des Landes : le projet pêchait aussi par ses accès


Après la décision gouvernementale d’abandonner la construction de l’aéroport du « Grand Ouest », annoncée le 17 janvier, de nombreux commentaires ont visé l’inadéquation du projet avec l’environnement comme avec les besoins réels du transport aérien local. L’inadéquation des accès à Notre-Dame des Landes a elle été peu évoquée, mais elle était pourtant aussi préoccupante.

En effet, si cet aéroport a souvent été qualifié de « projet des années soixante-dix », son insertion dans le système des transports terrestres relevait aussi du « tout routier » triomphant durant la même époque. Sa desserte aurait en effet dépendu essentiellement du remodelage façon XXL des infrastructures routières depuis l’agglomération nantaise. Voire au sud de la Loire, avec construction d’un nouveau pont sur le fleuve en aval de Nantes réclamé par certains élus.

Côté transports publics, l’effort se limitait à la création d’une antenne de 27 km du tram-train Nantes-Châteaubriant, à hauteur de La Chapelle-sur-Erdre. Une liaison qui aurait utilisé les emprises de l’ancienne ligne Nantes-Blain. À plus long terme, on évoquait la création de sections de ligne nouvelle entre Rennes et Nantes, avec desserte directe de la plate-forme aéroportuaire, ce qui aurait mis les deux capitales régionales à 45 minutes l’une de l’autre. Cette option - sans l’aéroport cette fois - est toutefois évoquée par le Premier ministre, dans l’optique cette fois d’un renforcement de la zone de chalandise de Nantes-Atlantique…