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Les Chronobus nantais en forme

Hubert Heulot
08/09/2019

C’est une réussite locale toujours d’actualité. Les Chronobus nantais, lignes à aménagements de voirie (priorités aux carrefours, bouts de couloirs réservés) pour conserver du rythme et de la vitesse dans la circulation automobile ont augmenté encore de 13% leur fréquentation l’an dernier.

Une fréquentation en croissance de 13% en 2018 contre 4,5% pour les autres bus et le tramway.

Ils emportent le quart des utilisateurs du réseau de transport public. « C’est ce qui a porté notre croissance ces dernières années* », indique Olivier Le Grontec, directeur général de la Société de transports publics, la Semitan.

 

Des nouveautés cette années

 

Ces lignes sont au nombre de neuf, les deux dernières lancées l’an dernier. Elles roulent, pour un certain nombre d’entre elles, au-delà du périphérique et font sans cesses l’objet d’améliorations de voirie, encore et toujours pour lever les obstacles devant les bus.

 

Le grand projet, actuellement, est de transformer le 5e Chronobus (ligne C5), traversant le quartier des nouvelles technologies sur l’Île de Nantes, en véritable bus à haut niveau de service avec couloirs réservés sur la majeure partie de son parcours, et arrêt systématique en station façon tramway.

 

La ligne va récupérer les bus articulés du BHNS nantais, le Busway, en train d’être converti à l’électrique. Autre montée en gamme sur le 3e Chronobus. Il passe des bus standard aux articulés en janvier. Il est en croissance de 20% depuis son allongement l’an dernier de 2,2 km.

 

« Dès que nous passons à un aménagement de type Chronobus, la clientèle est au rendez-vous. L’effet est quasiment immédiat », note Olivier le Grontec.

 

Une fréquence de tramway

 

Pour les techniciens des Chronobus , l’un des défis consiste à leur conserver une performance suffisamment intéressante pour attirer de nouveaux utilisateurs malgré davantage de circulation automobile du fait de l’arrivée d’une nouvelle population chaque année.

Par exemple en portant la fréquence de passage à 4 minutes aux heures de pointe sur certaines lignes. « Une vraie fréquence de tramway », souligne Olivier Le Grontec. Alors qu’elle n’était, au maximum, prévue de ne monter qu’à 8 minutes, au début du programme, en 2012.

 

Certaines innovations ont été nécessaires sur la voirie : le couloir de contournement des ronds-points ; le stationnement dynamique (ligne de bus roulant à certaines heures sur les places de stationnement automobile) ; le Chaussidou, le bus roulant à l’occasion sur les voies cyclables. A partir d’idées souvent puisées à l’étranger.

L’un des autres défis est, aujourd’hui, de voir les bus ralentis dans les carrefours par d’autres mobilités croissantes (piétons, vélos). Les cycles de feux accordant la priorité aux bus trouvent là tout leur sens. De même que la zone à trafic limité (ZTL) interdisant les automobiles dans l’hypercentre et permettant aux bus d’éventuellement rattraper leur retard à mi-parcours.

 

Mais le succès global fait qu’alors que le programme Chronobus lancé en septembre 2012 arrive à sa fin, de nouvelles lignes sont aujourd’hui à l’étude.

 

 

*+ 5,6% en 2018, 143,8 millions de voyageurs au total.

Beaucoup d’aménagements de voire pour privilégier le bus par rapport à l’automobile et s’accorder avec les autres mobilités (vélos, piétons).

Olivier Le Grontec, directeur général de la Société de transports publics, la Semitan.