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Keolis resigne pour six ans à Orléans

Christine Cabiron

Orléans Métropole a reconduit Keolis aux commandes du réseau TAO jusqu’en 2024. L’opérateur de transport public s’est engagé à accroître la fréquentation de 18% en six ans. Le tout à offre constante et avec une contribution forfaitaire en diminution de 7,1M€. Par ailleurs, cette collectivité va acheter 214 bus 100% électriques. 

 Réduire les charges de 4 M€ et accroître la fréquentation de 18% sont les engagements pris par Keolis pour poursuivre l’exploitation du réseau urbain de la métropole d’Orléans jusqu’en 2024. Cette collectivité de 280 000 habitants a officiellement validé la reconduction de son délégataire – seul candidat en lice – le 15 novembre 2018.

 

La nouvelle délégation de service public (DSP) est résolument tournée vers la transition énergétique. D’une part car les mobilités douces seront développées au travers d’une augmentation du nombre de vélos (en libre-service et en location longue durée) et de leur conversion à l’électrique. D’autre part, car les 190 bus thermiques seront remplacés par 214 véhicules électriques.

 

150 M€ pour des bus électriques

Pour cela, Orléans Métropole va racheter le parc à Keolis afin d’en devenir propriétaire comme c’est le cas pour les 43 rames de tramway. Cette opération lui permettra d’avoir une plus grande pertinence dans l’aménagement et la gestion des infrastructures de rechargement. 

 

 

Dans ce domaine, la collectivité a opté pour des systèmes de rechargement mixtes : aux terminus pour les bus articulés et aux dépôts la nuit pour les véhicules standards. Le passage à l’électrique représente aujourd’hui un investissement estimé à 150 M€. 

 

Cette transition débutera par le renouvellement des véhicules dédiés au transport de personnes à mobilité réduite (leur nombre va doubler pour passer à 14) et au transport à la demande qui sera étendu. Les premiers véhicules sont attendus fin 2019. Seront ensuite remplacés les bus standards et articulés.

 

 

Baisse de la contribution forfaitaire

« Le choix de l’électrique génèrera une diminution des charges de fonctionnement. Cette énergie est moins coûteuse et les coûts de maintenance sont moins élevés», affirme la collectivité. Cet élément est l’une des raisons qui explique la baisse importante de la contribution (-7,1 M€) versée à Keolis. En effet, celle-ci passera de 49,3 M€ en 2017 à 41,7 M€ en 2024.

 

Cette diminution est aussi le fruit des négociations et des gains de productivité que devra réaliser Keolis. C’est également la résultante d’opérations financières et fiscales liés à de nouveaux montages juridiques. Dans la nouvelle DSP, l’agglomération va reprendre les bénéfices inhérents au CICE (1,5 M€ par an) et encaisser directement les recettes commerciales (19 M€ en 2017). « Ce qui permettra d’économiser de la TVA », précise Orléans Métropole. En échange, la collectivité versera l’intégralité des charges à Keolis.

 

Hausse de la fréquentation

« A cela, la hausse des recettes de trafic attendue (+ 3,6 M€) permet de réduire d’autant la contribution forfaitaire ». En effet, parmi ses engagements, Keolis a prévu d’accroître de 18% la fréquentation des transports publics à offre kilométrique constante. 

 

Actuellement, le réseau TAO réalise 36 millions de voyages. Il est articulé autour de 36 lignes de bus et de deux lignes de tramway. Ce mode verra sa fréquence augmentée en soirée et comptera deux nouvelles stations aménagées sur la ligne A, entre le Zénith et l’hôpital de la Source. 

 

Enfin, pour simplifier et moderniser l’accès au transport public, Keolis va développer l’Open payment. Cette solution, disponible à partir de décembre 2019, permet d’utiliser sa carte bancaire comme titre de transport. 

 

Un bus électrique Yutong d’Orléans. 

Les véhicules dédiés au TPMR seront les premiers concernés par la transition énergétique.