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Des étudiants de l’ESTACA à l’Hyperloop Pod Competition de 2022 ?

Christine Cabiron

5/11/2019

Des étudiants de l’ESTACA veulent participer à « l’Hyperloop pod competition » en juillet 2022. Ils vont concevoir une nacelle sous vide, sans rail, en lévitation et à propulsion électrique magnétique.

Ils sont étudiants en 4e année de l’Ecole Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobiles (ESTACA) et veulent participer à « l’Hyperloop Pod Compétition », organisée en Californie par Space X, l’entreprise d’Elon Musk.

 

Pour cela, ils ont créé une association - Hyperion - dans l’objectif de concevoir un prototype dans le cadre d’un projet de recherche. « Nous allons fabriquer un matériel (un pod) répondant aux critères de résistance au vide, sans rail, en lévitation et à propulsion électrique magnétique », explique Enki Saura, président d’Hyperion.

 

Ce challenge doit répondre à plusieurs critères imposés par les organisateurs de cette compétition. Le premier étant d’atteindre une vitesse de 1200 km/h dans un tube sous vide long de 1,6 km/h. En sachant que le record à battre est de 466 km/h.

 

Lévitation passive

 

« Nous allons utiliser un moteur linéaire et un onduleur pour pouvoir accélérer rapidement. Pour la lévitation, nous avons choisi des aimants permanents permettant de créer un champ électrique puis magnétique », précise Enki Saura.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette technologie n’a pas encore été développée à l’échelle industrielle. « Dans notre projet, c’est la vitesse qui va créer des champs induits qui s’opposeront et provoqueront la lévitation ».

 

Les étudiants cherchent également à innover en matière de motorisation. « Nous allons utiliser un moteur linéaire électrique qui sera droit pour créer un mouvement linéaire. Ainsi le moteur jouera le rôle du stator et la voie celui du rotor ».

 

Recherche de sponsors

 

Pour l’instant, les étudiants n’ont pas encore chiffré le coût de leur matériel qui prendra la forme d’une sorte de drone. La raison : alléger la structure pour aller plus vite, mais surtout car le règlement de cette compétition interdit de mettre à bord des prototypes des personnes.

 

Ce projet sera financé à 75% par l’ESTACA et à 25% par le sponsoring. Les étudiants prévoient de s’inscrire à cette compétition 2021. Pour décrocher leur ticket d’entrée, ils devront passer plusieurs tests de sécurité.

 

« Sur 40 équipes candidates, 3 ou 4 sont sélectionnées, car les critères de sécurité sont drastiques », explique Enki Saura.