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Dinan étend le réseau de bus

et vote la gratuité

Par Christine Cabiron

Dinan agglomération a décidé d’étendre le réseau de bus à trois nouvelles communes pour lutter contre la voiture « solo ». Pour faciliter l’accès aux transports publics, les élus ont voté la gratuité. Ce service, dont le coût de fonctionnement a été chiffré à 871 000€/an sera financé par le versement transport, instauré en janvier 2019.

En décembre 2018, les habitants de Dinan agglomération vont découvrir un nouveau service de transport public. En effet, pour proposer une alternative à la voiture « solo », les élus de cette collectivité de 100 000 habitants ont décidé d’étendre le réseau de bus aux communes de Quévert, Taden, Lanvallay. Soit avec Dinan, un bassin de vie de 26 000 habitants. 

 

« Dinan commence à être engorgée à cause de la circulation automobile. Or, la mobilité est un enjeu crucial pour accéder au centre-ville, aux zones économiques et plus largement à l’emploi », indique Arnaud Lécuyer, président de Dinan agglomération.

 

Actuellement, seule la ville de Dinan dispose de deux lignes de bus. Ce service, géré par une régie municipale, peine à trouver son public. « Nous vendons 8000 titres unitaires par an et 560 carnets de dix tickets », poursuit l’élu. «Quant aux abonnés, ils ont au nombre de 450 ». Résultat : des recettes commerciales qui s’élèvent à 20 000€, pour un coût de fonctionnement de 210 000€/an.

 

Démocratisation 

C’est pourquoi les élus ont voté « à la quasi unanimité » la gratuité des transports publics. « C’est aussi un acte de démocratisation du service. Nous voulons qu’un maximum de personnes prenne le bus. Surtout celles dont l’accès aux bus n’est pas facile pour des questions culturelles ou économiques ». 

 

Le futur réseau sera confié à un opérateur privé dont le nom sera connu à la mi-octobre. Ce dernier aura alors quelques semaines pour déployer la nouvelle offre. Celle-ci comprendra un transport à la demande qui, contrairement aux quatre lignes régulières, sera payant. 

 

« L’exploitation du réseau en délégation de service public a été décidée pour des questions pragmatiques. D’une part au regard du court délai de mise en œuvre ; d’autre part car la mobilité est le cœur de métier des opérateurs de transport public ».

 

Un VT à 0,40%

Ce service aura un coût annuel de fonctionnement de 871 000€. Pour le financer, la collectivité va instaurer le 1erjanvier 2019 un versement transport (VT), avec un taux de 0,40%. Cette taxe, qui s’applique aux entreprises et administrations de plus de 10 salariés, devrait générer 1,4 M€/an. 

 

« De façon logique et de prime abord, cette taxe n’a pas suscité un enthousiasme débordant de la part du monde économique et des collectivités. Néanmoins, dans la nouvelle offre qui est le fruit d’une large concertation, nous avons fait en sorte que les lignes de bus desservent les zones d’activités et l’hôpital ».

 

60% de cet impôt iront au financement des lignes de bus. Le reste sera consacré au développement et à la labellisation d’aires de covoiturage, à la création de navettes estivales et d’un réseau d’autostop Rézo Pouce. « Nous prévoyons également de donner une plus grande place aux cyclistes dans nos aménagements urbains », précise Arnaud Lécuyer.