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Béziers confie la gestion de son réseau urbain à Vectalia

Par Christine Cabiron

Vectalia France prendra les commandes du réseau urbain de Béziers-Méditerranée le 1erjanvier 2019. Le groupe espagnol mettra en place une offre structurée et investira 12,5 M€ dans l’achat de bus au GNV. Les premiers véhicules seront livrés en juin 2019.

Les bus du réseau, ici aux couleurs actuelles, vont changer de livrée.

Une nouvelle page va se tourner à Béziers en matière de mobilité. Le 1er janvier 2019, le groupe espagnol Vectalia - filiale des Transport métropolitains de Barcelone - gèrera le réseau urbain de l’agglomération biterroise. Il succèdera à Transdev avec un contrat de délégation de service public de dix ans. 

 

Le nouvel opérateur de transport public devra déployer une nouvelle offre plus lisible, plus hiérarchisée avec des fréquences de passage plus élevées. Pour définir le cahier des charges, les élus ont organisé une concertation pendant 18 mois. 

 

L’objectif : analyser et définir les besoins de déplacements avec les acteurs de la vie économique, les comités de quartiers et les communes. « Nous avons défini une offre une qui colle aux besoins de la population et du plan de déplacement urbain », affirme Claude Allingri, vice-président de l’agglomération en charge de la mobilité. Ce réseau fera également peau neuve en termes d’image puisque le nom et la livrée des véhicules seront changés.

 

Sept candidats pour un réseau

 

Sept groupes de transport se sont portés candidats pour décrocher ce marché : Transdev, les Autocars GRV, Verdié autocars, Keolis, CarPostal, Vectalia et Marfina. Après une première sélection, cinq puis trois sont restés en lice pour entamer les négociations : Transdev, CarPostal et Vectalia. 

 

Le 12 juillet 2018, la collectivité a retenu le groupe espagnol. « Vectalia affichait des objectifs de fréquentation supérieure de plus d’un million de voyages par rapport aux autres candidats », explique-t-elle. Actuellement les transports publics enregistrent quotidiennement 17 500 voyages. Ils sont organisés sur 17 communes, soit un bassin de vie de 124 000 habitants.

« Cet opérateur avait également une meilleure efficience opérationnelle. De plus, sa stratégie commerciale est plus ambitieuse avec un objectif de recettes commerciales qui dépassait de 1,5 M€ celui des autres groupes ». Vectalia s’est contractuellement engagé à atteindre plus 1,7 M€ de recettes commerciales en 2019, et dépasser les 2 M€ à l’issue de son contrat. 

 

En revanche, selon Claude Alligri, le critère financier n’a pas pesé dans la balance. « Dans ce domaine, les offres des trois candidats étaient à quelque chose près identiques. Néanmoins Vectalia représente le meilleur compromis entre modèle économique, qualité de service et environnement ». Le futur réseau urbain coûtera environ 14 M€ par an à la collectivité. Un budget en hausse par rapport à l’ancien contrat, lié à l’augmentation de 25% du nombre de kilomètres.

 

Moins de lignes mais plus d’offre

 

Dés 2019, plus de 3,1 millions de km seront injectés sur le réseau. Le réseau comptera alors 18 lignes, contre 25 actuellement. Un résultat découlant d’un travail d’optimisation. « Notre volonté est de créer une ossature avec deux lignes structurantes qui relient l’est et l’ouest du territoire, dotées de fréquences à 10 minutes », précise le vice-président. 

 

L’idée : assurer des liens entre la gare (prochainement transformée en pôle d’échanges multimodal) et les grands pôles et équipements de l’agglomération : centre-ville, hôpital, médiathèque, lycées, université, centres commerciaux.

 

Par ailleurs, les autres services seront hiérarchisés avec des lignes principales et des lignes complémentaires dont les fréquences varieront de 20 à 60 min. Les zones les moins denses seront pour leur part desservies en transport à la demande.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passage au gaz

 

Autre engagement de Vectalia : acquérir des véhicules roulant au GNV. Pour cela, le groupe espagnol a prévu d’investir 12,5 M€. Les trente premiers bus seront livrés en juin 2019, ce qui permettra de renouveler la moitié du parc. A l’issue du contrat, 87% de la flotte disposera de cette motorisation. 

 

Cette motorisation a été choisie pour deux raisons principales : d’une part car la topographie de cette collectivité dont certains secteurs ont une forte déclivité, était défavorable aux bus électriques ; d’autres part car les élus souhaitent créer prochainement une usine produisant du bio GNV à partir de la méthanisation des déchets ménagers. 

 

« Le fait que Vectalia soit une filiale de TMB nous a rassuré, car l’opérateur barcelonais exploite l’une des plus grandes flottes de bus au gaz en Europe. La maîtrise de cette motorisation nous a aussi conforté dans notre choix d’attribuer le contrat à Vectalia France », indique l’élu.